17 avr. 2010

Madrid


Pour faire le trajet entre Barcelone et Madrid j'ai eu encore quelques mésaventures. Vers la fin de journée je suis montée avec un gros trucker étrange. Après quelques essais de conversation infructueux, je veux bien faire des efforts en espagnol mais je connais pas grand choses, je me couche sur sa couchette ( le banc était pris par sa glaciere) et je dors. Quand je me reveille, la nuit est tombée, le truck est en train de ralentir et on est sortit de l'autoroute. Je me pose de sérieuses questions parce que je ne vois pas de station service. Tous les films d'horreur me viennent en tête en même temps. Malgré un stress croissant je tente de garder mon calme et d'évaluer la situation. Il s'aperçoit que je suis réveillée et il m'explique qu'il doit faire une pause d'une heure trente. C'est obligatoire. Bon je tente de lui expliquer en signe et en "a peu près" que je vais chercher quelqu'un d'autre et que si, dans une heure trente, je n'ai pas trouvé personne je vais revenir monter avec lui. Il semble avoir compris mais pas être satisfait. Je suis descendue tellement vite de son truck pour éviter un malentendu avec lui que j'ai faillit tomber en bas du camion...

C'est en sortant que j'ai réalisé à quel point j'avais évité une situation bien déplaisante mais qu'en fait mon vrai problème commençait à peine. J'étais sur une route secondaire, bien loin de l'autoroute. Il fesait complètement nuit et il ni avait aucun lampadaire à proximité. Un trou. Il m'avait laissé dans un vrai trou. J'commençais à sentir la peur de film d'horreur s'installer en moi. J'ai commencé à marcher vers l'ouest. Je voyais un peu de lumière au loin.... J'ai fini par arriver dans une station service, le personnel ne parlait qu'espagnol évidement. J'ai mimer ma direction et mon désir de faire de l'auto-stop. Je les ai traumatisés. Ils m'ont expliqué que je n'étais pas dans le bon sens de l'autoroute. Que de cet endroit, j'allais aller vers Barcelone, et ca c'est si des voitures arrêtaient, vu l'heure tardive et l'éloignement de l'autoroute. Je commençais à freaker un peu la... Un des clients régulier s'en est aperçut et il m'a offert de monter avec lui pour me déposer de l'autre côté sur une station relativement grosse. J'aurais embarqué avec n'importe qui pour aller à peu près n'importe où, tant que c'était loin de se gars la et de son truck. La en sortant dehors, je m'étire le cou pour voir si le truck est encore là, il a bien évidement disparu. Alors l'histoire de pause et tout, c'tait du pipeau. J'ai eu de la chance parce que je serai restée dans cette station indéfiniement. Un couple de lesbienne m'a aidée à finir le trajet en sécurité jusqu'à Madrid.

J'allais chez des amis marocains de Rachid à Madrid. Nous étions 6 dans un 51/2. Bader et Hicham sont devenus mes grands frères que j'adore. Deux gars merveilleux, qui ont pris soin de moi, qui m'ont fait visiter Madrid, qui m'ont préparer les meilleurs thés et les meilleurs tajines...... Et trois frères : Méo ( exactement comme méo dans Elvis Gratton toujours avec un mégot dans la bouche), le barbier ( arrivé illégalement sous un camion de livraison 5 ans auparavant, ayant aujourd'hui tous ses papiers en règle ) et le jeune ( arrivé récement illégalement, encore en train d'apprendre l'espagnol ). J'étais la reine. Ils étaient tellement adorables avec moi. Ils ont été tour à tour pour moi garde du corps, guide, cuisinier, traducteur, professeur, coiffeur... Vraiment des gens exceptionnels. J'ai de loin préféré Madrid à Barcelone. On dit souvent que les voyages c'est un mélange de tout qui fait qu'on aime ou qu'on aime pas. Biensur Kim me laisse un souvenir tellement amer que je ne peux pas vraiment aimer Barcelone autant que Madrid ou j'étais avec des marocains tellement sympathiques. Être la seule de femme parmis eux était particulier, surtout parce qu'ils sont musulmans et que je suis un peu trop féministe pour eux :)

J'ai presque eu la chance de retourner au Maroc avec Hicham en voiture mais il n'y avait plus de place finalement. C'était pour la fête du mouton. Pour compenser une promesse qu'il n'a pas pu tenir, Hicham m'a payé un billet de train vers Lisbonne.

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